Humanitarian

« Cameroun, Centrafrique, et HCR : Un Partenariat Solide pour Assurer un Rapatriement Volontaire Sécurisé des réfugiés »

Le 26 mars 2025, une cérémonie officielle marquant la reprise des rapatriements volontaires (VOLREP) des réfugiés centrafricains a eu lieu au camp de Gado Badzere, dans le département du Lom-et-Djerem, région de l’Est du Cameroun. Cette opération a concerné un total de 523 réfugiés, dont 254 réfugiés du camp de Gado Badzere et 269 réfugiés du coté de Kentzou. Après plus de dix ans passés sur le sol camerounais en raison de l’activité de groupes rebelles centrafricains, ces réfugiés ont pris la route du retour vers leur pays natal. Embarquant à bord de bus, ils se dirigent vers les villes de Berberati et Bouar, dans le cadre de cette opération de retour au pays, qui se fait volontairement, à la demande des réfugiés eux-mêmes.

Le rapatriement volontaire


Il est important de souligner que le rapatriement de ces réfugiés est entièrement volontaire. Ce sont les réfugiés eux-mêmes qui ont exprimé le souhait de retourner dans leur pays d’origine, après avoir passé plusieurs années d’exil en raison du conflit en République Centrafricaine. Cette démarche volontaire fait partie d’un programme soutenu par le gouvernement camerounais, la République Centrafricaine et le HCR, qui ont collaboré pour offrir aux réfugiés un retour en toute sécurité et dans la dignité.

Réunion préparatoire


LeMardi 25 mars 2025, la Représentante Multi-Pays du HCR, Madame Yvette Muhimpundu, et la Cheffe de la Délégation du HCR de Bertoua, Mme Saoudatou Bah Mansaré, ainsi que les collaborateurs HCR du terrain sont arrivées à Garoua-Boulaï pour une séance de travail avec les acteurs clés impliqués dans le processus de rapatriement. Parmi les participants à cette rencontre, on trouvait madame la Directrice a la protection civile au MINAT, les ONG internationales et locales, les autorités traditionnelles, les forces de maintien de l’ordre, le Sous-Préfet ainsi que le Maire de Garoua-Boulaï. L’objectif principal de cette réunion était de mieux préparer l’événement de la cérémonie de rapatriement et de coordonner les actions de chaque partie prenante afin d’assurer le bon déroulement de l’opération.

Une coopération tripartite : Cameroun, Centrafrique et HCR :


La cérémonie officielle de lancement du VOL REP a été un moment de mise en lumière de la collaboration tripartite entre le Cameroun, la République Centrafricaine et le HCR pour le rapatriement des réfugiés centrafricains. Ce programme de retour au pays a permis à 523 réfugiés de quitter le Cameroun pour retourner dans leur pays d’origine, après plus d’une décennie d’exil en raison du conflit en République Centrafricaine. Le rapatriement est le résultat d’une demande formelle des réfugiés, qui ont exprimé leur désir de rentre chez eux et de participer à la reconstruction de leur pays.

Un rapatriement progressif et sécurisé


Le HCR a pris des mesures strictes pour garantir la sécurité des réfugiés durant leur rapatriement. En effet, le HCR et les Acteurs impliqués ont veillé à ce que le rapatriement se fasse uniquement dans des zones dites « vertes », c’est-à-dire des zones stables de la République Centrafricaine. Cela afin de garantir la sécurité des rapatriés et éviter qu’ils ne soient envoyés dans des zones encore sous tension. Le processus de rapatriement sera également progressif, avec environ 300 réfugiés rapatriés par semaine. Cette approche graduelle vise à assurer une réintégration en douceur et à éviter les surcharges dans les zones d’accueil en République Centrafricaine, tout en permettant un suivi continu de la situation sur le terrain.

L’acquisition d’expertises et l’autonomisation des rapatriés


Tout au long de leur séjour au Cameroun, ces réfugiés ont eu l’opportunité d’acquérir des compétences et des expertises dans divers domaines, notamment la production Artisanale, l’agriculture, la couture etc….. Ces formations ont été dispensées dans le but de faciliter leur réintégration et leur autonomisation. Ces compétences leur permettront de mieux s’intégrer et de contribuer activement à la reconstruction de leur pays, en soutenant des projets économiques et communautaires. Une attention particulière a également été portée à l’autonomisation des femmes réfugiées. Ces formations ont permis à de nombreuses femmes réfugiées de développer des compétences entrepreneuriales qui leur faciliteront l’intégration dans leur pays d’origine. En outre, des programmes de sensibilisation sur la lutte contre les violences faites aux femmes ont été mis en place, renforçant les capacités des femmes à se défendre et à s’émanciper face aux défis sociaux et économiques. L’éducation des jeunes filles a été un autre axe majeur des activités menées dans les camps de réfugiés. De nombreuses initiatives ont été mises en place pour garantir que les filles aient accès à l’éducation, malgré les défis du déplacement forcé. Ces filles ont bénéficié de programmes éducatifs adaptés, leur offrant une chance d’apprendre et de se préparer à un avenir meilleur. La scolarisation des jeunes filles réfugiés est considérée comme un levier essentiel pour leur autonomisation future, ainsi que pour la réintégration réussie de ces jeunes filles dans leurs communautés d’origine.

Gratitude des réfugiés envers le HCR et les Autres acteurs impliqués


Les réfugiés ont exprimé leur profonde gratitude envers le gouvernement camerounais, le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que tous les bailleurs de fonds et organisations partenaires qui ont soutenu les réfugiés tout au long de leur séjour au Cameroun. Ils ont remercié ces acteurs pour l’accompagnement et le soutien précieux dans leur prise en charge quotidienne, notamment dans des domaines essentiels comme :

  • La sécurité alimentaire, avec des distributions régulières de nourriture.
  • La lutte contre la pauvreté, à travers des programmes d’autonomisation
  • L’accès à l’éducation pour les enfants, permettant à de nombreux Enfants et jeunes réfugiés de continuer leur scolarité.
  • L’accès à l’eau potable et aux soins médicaux, qui ont été cruciaux pour maintenir la santé et le bien-être des réfugiés.
  • D’autres services vitaux, tels que la protection juridique, les programmes de soutien psychosocial et d’autres activités de renforcement des capacités.


Lors de cette cérémonie, plusieurs personnalités ont marqué de leur présence l’importance de cette opération. Madame Yvette Muhimpundu, la Représentante Multi-Pays du HCR, a assisté à l’événement et a souligné le rôle primordial du Cameroun dans l’accueil et la protection des réfugiés. Elle a exprimé sa gratitude envers le gouvernement camerounais pour sa solidarité et son soutien tout au long de cette période difficile.

Le Ministre de l’Administration Territoriale du Cameroun, SE Paul Atanga Nji, présent à Gado pour l’occasion, a affirmé l’engagement du gouvernement camerounais à soutenir ce processus de rapatriement et a réitéré la priorité donnée à la sécurité des réfugiés et à leur bien-être.

Accompagnement des réfugiés jusqu’à la frontière


Les réfugiés ont été accompagnés tout au long du processus de rapatriement, jusqu’à la frontière camerounaise, lieu symbolique des adieux. Toutes les parties prenantes impliquées dans l’opération, y compris le HCR, les autorités camerounaises et les ONG, ont veillé à ce que chaque réfugié soit pris en charge et sécurisé jusqu’à la ligne de démarcation. Ce geste a marqué l’importance de la solidarité entre les deux pays, ainsi que le rôle essentiel du HCR dans l’accompagnement des rapatriés.

Ce programme de rapatriement volontaire constitue une étape importante dans le processus de réintégration des réfugiés centrafricains, en leur offrant un retour digne et sécurisé vers leur pays d’origine. Ce rapatriement progressif, soutenu par une collaboration tripartite entre le Cameroun, la République Centrafricaine et le HCR, permettra de garantir la sécurité et le bien-être des réfugiés . Ce programme permettra, au-delà du rapatriement immédiat, de soutenir la réintégration des réfugiés en République Centrafricaine. Ce processus doit se poursuivre, en garantissant une attention constante à la sécurité, aux besoins humanitaires, et à l’autonomisation des personnes rapatriées, dans le but de créer un avenir plus serein et prospère pour tous.

Par Theo Ngoughou Consultant Int. en communication pour les activités sociales, Humanitaires et de Développement (SHD)

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