Crise Alimentaire à Kamako : Appel Urgent à l’Action des Décideurs pour Assurer la Sécurité Alimentaire

Contexte de l’insécurité alimentaire à Kamako
Ces derniers temps, la cité de Kamako, située à la frontière de la République d’Angola, fait face à une grave crise d’insécurité alimentaire. La situation est principalement liée à la hausse des prix de la farine de maïs et de manioc dans cette région du secteur de lovualongatshimu, relevant du territoire de Tshikapa.
Les causes de la crise
Selon les alertes émanant de la société civile locale, la farine de maïs et de manioc est largement importée de l’Angola. Les informations concordantes indiquent que le manioc consommé à la bande frontalière, voire à Kamonia, provient de la province angolaise de Luena Muxico, limitrophe de la Zambie. Une autre partie de ces denrées transite par l’Angola depuis Kalamba-Mbuji, faute de routes interconnectant les provinces du Kasaï et du Kasaï-Central.
Monsieur l’abbé Trudon Keshilemba Lamba, représentant de la société civile, exprime son inquiétude face à cette situation. Il souligne que le Congo, autrefois fournisseur alimentaire de l’Angola, se retrouve aujourd’hui confronté à une crise alimentaire majeure.
Les conséquences dramatiques
La crise alimentaire à Kamako a des conséquences dramatiques. Le coût élevé de la vie se traduit par des prix exorbitants, avec une mesure de manioc atteignant 10 000 FC (Francs Congolais) et le maïs se vendant à 35 000 FC. Cette réalité a conduit à une augmentation des cas de malnutrition infantile, mettant en péril la santé des plus vulnérables.
Face à cette détresse, la population locale opte de plus en plus pour l’immigration clandestine vers l’Angola, cherchant des conditions de vie meilleures en tant que réfugiés économiques. Cette situation est ironique, car il y a quelques années, c’était l’Angola qui s’approvisionnait en produits agricoles en provenance de la RDC.
Appel aux autorités compétentes
Monsieur l’abbé Trudon Keshilemba Lamba conclut en appelant les autorités compétentes à prendre des mesures immédiates. Il souligne la nécessité d’organiser le secteur agricole pour assurer l’autosuffisance alimentaire de la population. L’abbé souligne que l’exploitation artisanale du diamant, qui a longtemps détourné l’attention des ressources agricoles, doit céder la place à une réorientation vers le sol pour garantir la sécurité alimentaire.
La cité de Kamako, bien que habituée à des fluctuations des prix des denrées alimentaires, traverse une période critique qui appelle à une action rapide et décisive des autorités pour stabiliser la situation alimentaire et prévenir une crise humanitaire majeure.



