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Sécurité Alimentaire : Les Nouvelles Semences au Cœur de la Résilience Agricole dans le Sud

Les Défis Agricoles dans le Sud

Le Sud du pays continue de faire face à des défis climatiques majeurs qui entravent les activités agricoles. La sécheresse, baptisée localement « kere », et les vents violents représentent des obstacles constants pour les agriculteurs de la région. Dans cette perspective, le Centre technique Agro-écologique du Sud (ONG CTAS) se positionne en créant de nouvelles variétés de semences capables de résister à ces conditions météorologiques difficiles.

Diversification des Semences pour la Résilience Agricole

Stéphanie Andoniaina, directrice technique de l’ONG CTAS, a annoncé lors de la célébration du dixième anniversaire de l’organisation, la distribution de vingt-quatre nouvelles variétés de semences, venant s’ajouter aux trente-sept déjà existantes. Cette initiative vise à offrir aux agriculteurs une gamme élargie de choix, adaptée aux conditions spécifiques de la région, dans le but de promouvoir la diversification des cultures.

Soutien au Développement Socio-économique du Grand Sud

Cette distribution de semences s’inscrit dans le cadre du développement socio-économique du Grand Sud. En contribuant à renforcer la sécurité alimentaire, l’ONG CTAS joue un rôle crucial dans l’amélioration des conditions de vie des habitants de la région.

L’Approche Agro-écologique pour une Agriculture Durable

Le bloc agro-écologique, une technique visant à réhabiliter les terres agricoles dégradées et négligées, sera déployé dans la région. Cette approche vise également à améliorer la qualité du sol tout en protégeant les cultures des contraintes majeures telles que le vent et la sécheresse. Tahiana Raharison, vice-président du CTAS, a rapporté que plus de sept mille hectares de blocs agro-écologiques ont déjà été aménagés et protégés avec succès.

Une Lutte Contre l’Insécurité Alimentaire

La technique du bloc agro-écologique, déjà mise en œuvre sur ces terres, a permis de nourrir 31 595 personnes, dont 18 % sont des enfants de moins de cinq ans. Cette approche, complémentaire à l’utilisation de nouvelles semences, sera étendue sur davantage de terres dans le Grand Sud pour intensifier la lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle offre une solution reproductible à l’échelle nationale, au-delà de la simple utilisation de semences, pour promouvoir une agriculture durable et résiliente.

par Theo Ngoughou, Consultant en communication pour projets H&D

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