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Humanitaire: Cet audioprothésiste du Puy-en-Velay a donné l’ouïe à 189 enfants sourds à Madagascar

Du 7 au 16 novembre, Jean-Benoît Proriol, audioprothésiste au Puy-en-Velay, est parti à Madagascar avec l’association Audition solidarité pour donner l’ouïe à des enfants sourds. Une expérience enrichissante pour le professionnel et surtout très forte en émotions.

Douze ans après avoir participé à une mission humanitaire à Bafousam, au Cameroun (*), Jean-Benoît Proriol, audioprothésiste au Puy-en-Velay, a refait ses valises pour rejoindre Antananarivo, à Madagascar, du 7 au 16 novembre derniers. Sous la bannière de l’association Audition solidarité – qui se rendait pour la cinquième fois dans la capitale malgache -, il a rejoint une école d’enfants sourds avec une équipe pluridisciplinaire venue de toute la France et composée d’ORL, d’audioprothésistes et d’orthophonistes. Objectif : donner l’ouïe à 189 enfants.

« C’est quelque chose de magnifique »

Jean-Benoît Proriol

« Nous étions une équipe de 16 professionnels français. Sur place, nous avons travaillé avec les Malgaches pour appareiller les enfants qui avaient été, au préalable, “sélectionnés”. » Après avoir vu un ORL, chaque jeune patient devait se soumettre à la prise d’empreintes pour confectionner les embouts des appareils auditifs. Ils devaient ensuite attendre pour enfin être appareillés et rencontrer un orthophoniste.

C’est assez déstabilisant de voir autant d’enfants sourds profonds qui auraient été pris en charge différemment en France. Ça fait mal au cœur

Un sentiment qui se mêle à une « masse d’émotions. Lorsque l’on voit les sourires sur les visages des enfants une fois appareillés, échanger avec leur famille c’est… très gratifiant, satisfaisant. Nous avons vraiment l’impression d’avoir impacté des vies ».

Car l’objectif d’une telle mission est de « permettre à ces enfants de mieux s’intégrer dans leur société », mais aussi de former du personnel sur place afin qu’ils puissent continuer cette œuvre une fois la délégation française partie. « Nous faisons en sorte qu’ils soient autonomes », précise encore Jean-Benoît Poriol.

Une solidarité locale indispensable

Ces missions ne pourraient pas avoir lieu sans l’aide des donateurs, de ceux qui viennent à la boutique de Jean-Benoît Proriol pour donner des appareils auditifs dont ils ne se servent plus. « Ce n’est pas anodin de donner. C’est une preuve de générosité, mais aussi un geste écologique puisque le matériel est recyclé. En Haute-Loire, nous récupérons une centaine d’appareils par an. Sans cette générosité, des opérations comme celle-là, ne pourraient pas avoir lieu », conclut Jean-Benoît Proriol. 

Manuel Cladière

Source: www.leveil.fr

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