Investissement Majeur dans l’Agriculture Ghanéenne : 83 Millions $ pour le Secteur Privé en 2024

Le gouvernement ghanéen alloue des fonds substantiels pour dynamiser le secteur agricole
Au Ghana, où le secteur agricole représente 19 % du PIB et emploie près de 39 % de la population active, l’exécutif intensifie ses efforts pour accroître la sécurité alimentaire en favorisant la participation du secteur privé dans l’agriculture.
Un Soutien Financier Conséquent
Le gouvernement ghanéen prévoit d’allouer 1 milliard de cedis (83 millions $) du budget de l’exercice fiscal 2024 à l’Autorité pour le développement du millénaire (MiDA) pour soutenir la mise en œuvre de l’« Economic Enclaves Project (EEP) ». Lancé en 2022, ce projet gouvernemental vise à encourager l’engagement du secteur privé dans l’agriculture commerciale à grande échelle en développant plusieurs domaines agricoles dans différentes régions du pays, dont le Centre, le Nord-Ouest, le Grand Accra, l’Ashanti, la Savannah et l’Oti.
Focus sur les Cultures Clés
Les filières agricoles prioritaires de l’EEP sont le riz, la tomate, le maïs, le soja, les légumes et la volaille. Ken Ofori-Atta, ministre des Finances, précise que les fonds annoncés serviront à financer des infrastructures essentielles pour l’irrigation, le défrichage et l’aménagement des terres agricoles au bénéfice des acteurs privés impliqués dans le projet.
Expansion Prévue
Alors que trois domaines agricoles sont déjà opérationnels depuis décembre 2022 dans le cadre de l’EEP, le ministre des Finances indique que cinq autres exploitations sont programmées pour entrer en service en 2024 dans les régions ciblées. Ces domaines opérationnels, couvrant plus de 44 500 hectares dans les régions du Grand Accra, d’Ashanti et d’Oti, visent à produire 160 000 tonnes de riz d’ici fin 2024, avec l’objectif de créer au moins 5 000 emplois.
Renforcement Global de la Sécurité Alimentaire
Cette nouvelle injection de fonds de l’exécutif ghanéen vise à compléter les initiatives existantes pour renforcer la sécurité alimentaire, telles que le programme « Planting for Food and Jobs » (PFJ), dont la deuxième phase a été lancée en août dernier. L’accent mis sur le secteur privé promet d’apporter des transformations significatives à l’agriculture ghanéenne, soutenant la croissance économique et la résilience alimentaire du pays.



